Les traversées entre Gili Air et Gili Trawangan ne relèvent pas du transport public classique. Les horaires changent selon la saison, la météo et le nombre de passagers, sans garantie de correspondance parfaite. Les règles de sécurité à bord varient selon les compagnies, certaines imposant le port du gilet de sauvetage, d’autres non.
Les voyageurs solo font souvent l’expérience d’une dynamique communautaire intense, notamment lors des trajets ou à l’arrivée, où le partage d’informations pratiques prend le pas sur l’anonymat. Les liens se tissent rapidement, mais les arnaques et les offres peu claires restent fréquentes autour des ports.
Gili Air ou Gili Trawangan : quelles différences pour un voyageur solo ?
Quand on débarque sur les îles Gili, l’ambiance ne trompe pas. Ici, chaque île révèle son caractère, et ce contraste saute particulièrement aux yeux des voyageurs en solo. Gili Trawangan, la plus grande, ne fait pas dans la demi-mesure : c’est la promesse de nuits sans fin et d’une vie nocturne qui s’impose à tous les rythmes. Les fêtards filent au Sama Sama Reggae Bar ou au Jiggy Bar pour prolonger la soirée, tandis que la plage s’embrase sous les derniers rayons du soleil.
À l’opposé, Gili Air trace sa propre voie. Ici, la douceur de vivre règne en maître. Ceux qui voyagent seuls y trouvent une atmosphère propice au repos, à la réflexion, et à ces échanges qui prennent le temps de s’installer. Les adeptes de yoga, les passionnés de plongée, ou simplement les amoureux de discussions tranquilles se retrouvent dans les warungs et les cafés abrités sous les palmiers. Des adresses comme Mama Pizza, Pachamama Organic Cafe ou Begadang Bar & Restaurant incarnent ce climat apaisé, bien loin de l’agitation de Trawangan.
Pour saisir d’un coup d’œil ce qui distingue ces deux îles, voici les principaux atouts de chacune :
- Gili Trawangan : repère des noctambules, diversité d’hôtels et d’auberges, activités aquatiques, plages animées.
- Gili Air : ambiance zen, hébergements à taille humaine, balades à vélo, spots de snorkeling préservés.
Se déplacer sur les Gili, c’est accepter de ralentir. Aucun moteur. On marche, on pédale, parfois on grimpe dans une calèche. Ce rythme lent isole du tumulte, tout en rapprochant des autres. Lombok n’est qu’à un saut de bateau de Gili Air, ce qui facilite l’accès pour ceux qui préfèrent éviter la foule. Gili Trawangan, elle, accueille chaque jour un flot dense de voyageurs venus de Bali ou de Java. Que l’on cherche la simplicité d’un dortoir ou le confort d’un hôtel raffiné, chaque île propose un éventail de solutions, permettant à chacun de composer, selon ses envies, une expérience sur mesure au cœur des îles Gili.
Traversée, sécurité et conseils pour faire des rencontres sur place
Atteindre les îles Gili demande un minimum d’organisation et une bonne dose de flexibilité. Si l’on part de Bali, le trajet en fast boat démarre à Padang Bai, Sanur ou Serangan. Les compagnies Wahana Virenda et Eka Jaya sont souvent citées pour leur sérieux. Côté Lombok, le port de Bangsal sert de point de départ pour les bateaux publics, qu’ils soient rapides ou lents, reliant Gili Trawangan, Gili Air et Gili Meno. Durant la saison sèche, de mai à octobre, les traversées gagnent en sérénité, la mer restant généralement calme.
Sur place, le sentiment de sécurité est réel : aucun véhicule motorisé ne circule, et la vie s’organise paisiblement entre les chemins sablonneux, les vélos et les calèches. Sur la plage, il reste prudent de surveiller la force des courants, surtout en soirée. Pour éviter toute mauvaise surprise, mieux vaut choisir un hébergement reconnu. Quelques valeurs sûres : Bedagang ou Old Village sur Gili Air, Gili Castle Hostel sur Gili Trawangan.
Entre solitude assumée et rencontres spontanées, le voyageur solo n’a pas à forcer les choses. Les bars comme le Sama Sama Reggae Bar ou le Jiggy Bar sur Gili Trawangan rassemblent une mosaïque de nationalités, tandis que les activités de groupe, cours de yoga, plongée avec Gili Yoga ou Blue Marlin Dive, favorisent des échanges naturels sur Gili Air. Enfin, rien n’égale le plaisir de s’attarder dans un warung ou un café comme Pachamama Organic Cafe ou Mama Pizza, et de refaire le monde autour d’un nasi goreng.
Ici, chaque conversation esquissée peut devenir une rencontre marquante, chaque traversée un début d’aventure. Les îles Gili, loin de se résumer à des plages de carte postale, se dévoilent surtout à celles et ceux qui osent s’y perdre, ne serait-ce qu’un instant.


